Remacle COEURDEROY,
Officier au 3 Rgt de Chasseurs Ardennais

Devoir de Mémoire

 

COMMÉMORATION du 10 mai 1940

"Quand David affrontait Goliath"
Quelques fleurs seront déposées aujourd'hui au monument qui rappelle le sacrifice de Jules Esser, tué à Montleban le 10 mai au matin...
LE MONUMENT commémoratif passe presque inaperçu, sur le bord de la RN812, à l'approche de Montleban. Aujourd'hui pourtant, quelques anciens camarades de combat du caporal Jules Esser viendront fleurir la pierre, qui rappelle le sacrifice de ce Chasseur Ardennais, mort le matin du 10 mai 1940, alors qu'armé d'une simple mitrailleuse, il s'efforçait de retenir les chars de Rommel...

À la cognée
" C'est au hasard d'une de mes promenades dans la région que j'ai découvert ce monument. Et j'ai voulu en savoir plus " , explique Lambert Grailet.
L'historiographe liégeois a relaté les combats qui, de Montleban à Chabrehez, opposèrent les Chasseurs Ardennais belges à l'unité de reconnaissance qui ouvrait la route à la 7e PanzerDivision commandée par le futur maréchal Rommel (*).
« Le combat de David contre Goliath », commente-t-il : les Chasseurs Ardennais, qui avaient abattu des arbres à la cognée, pour entraver la progression ennemie, ne disposaient que d'un armement rudimentaire, pour faire face aux 109 chars légers et aux 110 chars moyens (38 tonnes!) qui voulaient se ruer vers l'Ourthe.
« Partis de Winterspelt, les Allemands, entravés dans leur progression par l'étroitesse des chemins et par les obstacles dressés devant eux, vont rencontrer leur première résistance sérieuse à l'approche d'Houffalize », précise Grailet...

Loups verts
Une compagnie motocycliste du 3e Chasseurs Ardennais s'appuyait sur trois points. Avec un char léger, un peloton barrait la route à hauteur du ruisseau de Somerain. Un autre se trouvait près de l'hôtel des Cheras, à Mont, protégé par deux chars. Et dix-sept hommes, commandés par le lieutenant Coeurderoy, sont postés sur la route de Montleban. C'est eux qui vont affronter l'avant-garde motocycliste de la 7e Panzer. Une trentaine d'hommes et trois chars, appuyés par un avion qui tire des rafales dans leur direction, attaquent les Chasseurs Ardennais, qui n'ont pour leur opposer que quatre fusils-mitrailleurs.
Pour éviter la capture, le lieutenant Coeurderoy, qui sera lui-même tué quelques jours plus tard, ordonne la retraite.
« L'héroïque Jules Esser, qui occupait la position la plus avancée vers l'ennemi, a résisté le plus longtemps possible, sans aucun doute pour couvrir le repli des siens », commente Lambert Grailet. Avant de tomber, frappé à la tête par une balle ou un éclat d'obus...
Rommel et ses blindés pourront repartir de l'avant. Mais pour se heurter à une nouvelle résistance acharnée des Chasseurs Ardennais à Chabrehez. Vainqueurs là aussi, les Allemands durent s'arrêter à la nuit : leur objectif premier, l'Ourthe, n'était pas atteint. «Les Chasseurs Ardennais y avaient gagné le surnom de Grüne Wolfen, les Loups verts, donné par leurs adversaires conclut Grailet. Un hommage, que les fleurs déposées aujourd'hui au pied du monument commémoratif de Jules Esser perpétuent toujours...
Phi. Le.
Sources: Vers l'Avenir (Ed du Luxembourg) du 10 Mai 2002.
et "- Rommel traverse la plateau des Tailles" . dans "Segnia", tome XVI, fasc. 2-3, mai 1991.

 

Blessé aux Combats de la DENDRE

 



Au 1er Mai 1942, Marcel LHERMITTE, bourgmestre de Marche, déclare être sans nouvelles du SLt COEURDEROY

 



Le 16 mai 1942, le Cmdt DUPONT, son commandant de compagnie, relate les circonstances de l'accident où fut blessé le SLt COEURDEROY

 

 



D'un calibre de 14,3 mm, le Fusil Boys Mk1 était l'équipement
standard anti-chars du fantassin anglais du BEF; il pouvait aussi être monté sur un Universal Carrier



Le 27 Août 1942, le décès du SLt COEURDEROY est le sujet de la déclaration de l'Officier de l'Etat-Civil Militaire du Secrétariat
aux Anciens Combattants de l'ETAT FRANCAIS de PARIS (Gouvernement de Vichy) .



Enfin, en 1946, après la fin des hostilités, les autorités militaire proposent de lui accorder une décoration honorifique,
à titre posthume... Il obtiendra la médaille de Chevalier de l'Ordre de Léopold avec Palme.

 

 

Décédé lors de l' Opération Dynamo (Evacuation du Corps Expéditionnaire Britannique à Dunkerque dans les derniers jours de Mai 1940).

Employé à la ville de Liège, il avait était candidat-gradé lors de son service militaire qu'il avait débuté en octobre 1936.

Rentré dans ses foyers le 14 décembre 1937, en congé illimité.

Rappellé en service le 26 août 1939 (mobilisation déclenchée suite aux bruits de guerre sucsités par le Pacte Ribbentrop-Molotov signé le 23 août)

Commissionné Sous-Lieutenant de Réserve d'Infanterie, le 20 novembre 1939.

Lors de la Campagne des 18 Jours, Il était Sous-Lieutenant à la 10ème Compagnie Moto du 3 Rgt des Chasseurs Ardennais (voir résistance du 10 Mai 40 à Montleban). Il a été gravement blessé à la cuisse lorsque, envoyé par son capitaine tenter une liaison vers les Anglais vers Herzele, ceux-ci, confondant son side-car avec ceux des allemands, lui tirèrent un coup de fusil anti-char (fusil BOYS) . Navrés de leur coup, ils évacuèrent l'officier dans un de leurs véhicules jusqu'à Zuidcoote, où il décéda le 30 mai dans un véhicule d'ambulance.On murmure à mots couverts dans sa famille que, blessé par les Anglais à Herzele le 19 mai lors des opérations de la Dendre il aurait été abandonné par les troupes britanniques qui ne voulaient pas l'évacuer vars l'Angleterre.

"Friendly fire... is not friendly"...

 

"Sa fiancée, N. PROVEUX, une infirmière, s'est mariée à Marche avec un médecin, peu après le début de l'occupation."
On a en effet une Denise PROVEUX, infirmière, née le 4 juillet 1915 à Monceau, fille de Joseph PROVEUX et de Marthe Adolphine DELOGNE, qui se marie le 5/10/43 à René WALTENER, et part s'installer à Ixelles.

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09 Nov 2015 -- Révisé le 15-déc-15 . -- © Wallonia asbl ;Tous droits réservés.
Remarques/Remarks : Charbin

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