LA CAPTIVITE


 


Contrairement à ce que le Général De Gaulle affirme dans ses mémoires ("Le salut, 1944-1946", Chap. L'Ordre), les allemands ne relâchèrent pas tous leurs prisonniers belges!

En effet, cette mesure de libération, imaginée pour servir à leur propagande, se limitait aux prisonniers belges d'origines flamandes mobilisés.
En effet, les militaires de carrière ne purent bénéficier de cette mesure.

La sélection se fit de la manière suivante: des militants flamands (du VNV ou du Verdinaso, par exemple) siégeaient par trois ou quatre, de façon à "couvrir" les différents patois parlés dans nos Flandres.
Ils questionnaient alors le candidat sur ses origines, puis, s'il était réellement flamand, lui donnait un visa de libération...
Il va sans dire que maints wallons tentèrent de se faire passer pour belges d'origines thioises. Pour être honnête, il faut savoir que certains membres de la commission indiquaient les réponses à donner par les candidats intéressés, surtout ceux qui, par chance, portaient un nom à resonnance flamande!
Il y a même un cas où, ce coup réussi, l'ex-prisonnier fut dénoncé aux autorités allemandes dès son retour en Belgique par le garde-champêtre de sa commune!

Ce que peu de belges contemporains savent, par contre, c'est qu'alors, partout en Wallonie des pétitions furent signées .
Ces pétitions demandaient au Roi Léopold III, alors retenu prisonnier de guerre à Laeken, de demander personnellement une mesure analogue à Hitler, en faveur des Wallons. Il présenta cette demande lors de la visite qu'il lui fit à Bergtesgaden, en même temps que des allégements aux réquisituions auxquelles procédaient l'Armée Allemande en Belgique.

 

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15 Juillet 2002 -- Révisé le 10-aoû-10 . -- © Wallonia asbl
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